Costa do Dende, praias e manguezais
Dernière étape avant Salvador, nous voici remontant la Costa do Dendê. Cette côte doit son nom à son paysage exubérant de palmiers. C’est de la culture de ces palmiers que l’on tire la fameuse « azeite do Dendê » (huile de palme). Cette huile de couleur brune orangée, particulièrement savoureuse, est l’un des éléments de base indispensable à la préparation des spécialités culinaires bahianaises : moqueca, vatapa, acaraje…. Oups, je crois que j'ai de nouveau quelques rondeurs en plus ;)
Cette côte a deux facettes car elle est essentiellement composée d’énormes îles coupées du continent par des rivières plus ou moins large.
Coté terre, c’est des dédales de rivières, canaux et mangrove… où les villes et villages sont marqués par le riche passé historiques. C’est en effet dans cette région que les colons portugais ont construits leurs premières villes et édifices religieux.
Coté océan d’immenses plages sablonneuses bordée de cocotiers, protégées par un récif corallien qui forme à basse mer et où on y trouve de nombreuses piscines naturelles aux eaux limpides et tièdes.
Mon coup de cœur ira à l’ile de Boipeba, avec ses plages réellement désertes, un tourisme doux et des habitants tranquillement accueillant et partageurs !
Villages et hameau:
Animation incontournable: le futebol, quelque soit le temps et la marée
et les paysages paradisiaques:
Comment ne pas prendre le temps de parler un peu des brésiliens de Bahia… ici le Brésil est africain, les descendants des esclaves ayant réussi à préserver leur culture, autant au niveau de la musique, de la cuisine, de la danse…
Plus rien à voir avec le sud !! Déjà dans leur façon de parler, tout est plus tranquille, le débit plus lent… Sous une apparente indifférence, très vite de grands sourires naissent sur les visages… et tout est motif à l’exubérance, la musique, la fête…
Dernière navigation, petit instant de nostalgie mais…
finalement on prolongera le plaisir avec une nouvelle expérience batelière : le problème de moteur !! En remontant la rivière de Taperoà, voici l’évacuation du système de refroidissement du moteur qui nous lâche !! Et ça, c’est vraiment pas rigolo : une grosse journée pour démonter toute le carré et accéder au moteur du bateau !!
Mais nous voilà vite, spi sorti, navigant vers Salvador de Bahia...